Lorsque l’on évoque le mal logement, on pense immédiatement aux logements vétustes, mal isolés, mal chauffés.Ces situations touchent majoritairement des personnes vulnérables, des personnes isolées, avec de faibles ressources, cumulant parfois des problèmes d’ordre administratif, financier, et de santé.
La situation dans la Loire
Selon la Direction Départementale des Territoires (DDT), le Parc Privé Potentiellement Indigne (PPPI) représente 3,4 % des résidences principales du parc privé dans la Loire. Le département se situe donc nettement au-dessus de la moyenne régionale (2,7 %).
Cela représente près de 9600 logements, où vivent 19 200 personnes.
Ce parc privé dégradé correspond en grande majorité à des constructions anciennes (avant 1949), qui n’ont pas fait l’objet de rénovation.
Les occupants sont majoritairement des personnes de plus de 60 ans (43 %) et des moins de 25 ans (6 %). 53 % sont des locataires en milieu urbain et 42 % sont propriétaires occupants en milieu rural.
La réalité de la sur-occupation des logements
Autre cause du mal-logement, la sur-occupation des habitations constitue une réalité quotidienne pour de nombreuses personnes. Cette situation influe négativement sur la santé, la réussite scolaire des enfants et l’état psychique.
Dans la Loire, on estime qu’environ 20 000 logements sont sur-occupés. Un Toit Pour Tous encourage ainsi les initiatives visant à accompagner les familles vers des logements plus adaptés.
La précarité énergétique comme facteur aggravant
La Loire est un département soumis à de fortes amplitudes thermiques sur l’année. Or de nombreux ménages ligériens vivent dans des logements non isolés, sans double vitrage, qui constituent autant de « passoires thermiques ». Pour maintenir des conditions d’habiter minimales, ils doivent chauffer en permanence et basculent en situation de précarité énergétique (situation où l’on doit consacrer plus de 10 % de son revenu aux seules dépenses d’énergie dans le logement). Les difficultés financières s’accumulent alors, et compromettent le maintien dans le logement.
Les communes rurales sont les plus concernées, avec près de 68 000 ménages en situation de précarité énergétique.
Ainsi le fonds Un Toit Pour Tous soutient les initiatives permettant de repérer les situations de précarité énergétique, d’accompagner les familles vers des logements moins énergivores, et de rénover les logements.